Du sucre pour accroître les performances en électronique

Une étude du Centre de recherches sur les macromolécules végétales (Cermav), soutenue par la fondation Nanosciences de Grenoble et réalisée en collaboration avec l’université américaine d’Austin (Texas), a permis de mettre au point une classe de films minces nano-organisés, associant des polymères synthétiques issus du pétrole (polystyrène silicié) et des sucres (oligosaccharides, polysaccharides, etc.). Il s’agit de films ultra-minces, capables de s’auto-organiser à une haute résolution. Cette avancée ouvre des perspectives notamment en électronique souple, et dans le photovoltaïque. Cette combinaison hybride utilise le sucre, ressource abondante, renouvelable et biodégradable.

Application potentielles :  clĂ©s USB stockant six fois plus d’informations que les dispositifs actuels, cellules photovoltaĂŻques encore plus performantes, circuits imprimĂ©s miniaturisĂ©s, etc. A plus longue Ă©chĂ©ance, l’objectif est de crĂ©er une sorte de “puce Ă  sucre“ sur le modèle de la puce Ă  ADN, qui contient des cylindres de sucres fonctionnalisĂ©s capables d’interagir avec des protĂ©ines d’intĂ©rĂŞt,  ces films pourraient aider Ă  Ă©laborer une nouvelle gĂ©nĂ©ration de biocapteurs.

La possibilité d’élaborer des films entièrement biosourcés est à l’étude, mais avec des copolymères biosourcés suffisamment incompatibles pour garder cette nanoorganisation.

Source : formule verte 

Pour en savoir plus : communiquĂ© de presse du CNRS